Ce témoignage est extrait du Livre blanc "FinOps" 🗝

“La notion de FinOps doit arriver dès le début de la réflexion Cloud. Parce que concevoir une architecture Cloud fonctionne à l’envers de ce qu’on a toujours fait. Il faut partir des capacités des fournisseurs de Cloud et de leur modèle de tarification pour déterminer l’architecture.

C’est surprenant au début, compliqué à appréhender, cela ne plaît pas forcément aux architectes, mais c’est absolument nécessaire. Sinon on se retrouve avec des DSI qui estiment, études tarifaires et expérimentations à l’appui, que le Cloud est un piège et qu’ils paient plus cher pour le service fourni par le fournisseur Cloud que ce qu’ils sont capables de faire en interne.

Et en réalité, quand on creuse un peu, on s’aperçoit qu’ils se sont généralement contentés d’une comparaison 1 pour 1 ; par exemple, en demandant au CSP de leur chiffrer le coût de 250 VM (parce que c’est ce que consomme leur application en interne), sans penser qu’après nettoyage, optimisation, nouvelle politique de réplication de données, ladite application pourrait se contenter de 40 workloads dans le Cloud.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire de ‘lift & shift’, au contraire, mais avec un minimum d’optimisation. Cette bascule de l’intégralité des applications dans le Cloud est même essentielle pour supprimer de la complexité : lorsque tout fonctionne selon le même paradigme, on gagne en tranquillité, la sécurité est bien supérieure et on peut enfin se consacrer aux vrais sujets, ceux qui créent de la valeur.

C’est fondamental aussi pour entraîner une bascule culturelle des équipes IT. La première fois qu’un responsable FinOps demande aux équipes quelles applications il est possible d’éteindre, on le regarde bizarrement : c’est une question qui ne se pose jamais dans un datacenter ‘on premises’.

Cela fait en revanche partie de la culture Cloud, qui s’inscrit dans une mouvance Green IT. Entre l’efficacité énergétique du Cloud, qu’on n’atteindra jamais ‘on premises’, des serveurs mutualisés présentant un taux d’utilisation inégalé et les efforts des fournisseurs de Cloud pour s’alimenter en énergie bas carbone, on arrive à un écart gigantesque.

Pour en tirer le meilleur parti, mais aussi réaliser des économies, il faut embrasser ce changement culturel, s’intéresser aux rapports FinOps fournis par les fournisseurs de Cloud, nommer des responsables FinOps disposant d’un pouvoir ou du moins d’une véritable influence sur les architectes, les développeurs, les exploitants.

Cela nécessite une évolution des mentalités de toutes les équipes IT, à commencer par les DSI.”

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